DOMEVRE
EN HAYE
Chef
-lieu de canton, Domèvre voit sa population croître
régulièrement depuis 20 ans, pour atteindre
aujourd’hui (dernier recensement en 2004) 492 habitants.
Un domapérien sur trois à moins de 20
ans, et un sur cinq a moins de 11 ans.
En
1980, la création d’un lotissement a redonné
un élan à la démographie en facilitant
l’arrivée de 70 nouveaux habitants. Puis la rénovation
de nombreuses maisons et la construction d’un second
lotissement ont permis l’épanouissement harmonieux
du village.
La
foire aux roubignolles a rassemblé pendant plusieurs
années les habitants autour d’un même projet,
grâce à la coordination du C.A.D.A., permettant
ainsi la redistribution des bénéfices
aux associations.

En
un demi-siècle, le village est passé d’une
activité essentiellement agricole et viticole
à une activité très diversifiée
(artisanat, commerce, agriculture, professions libérales…)
De
nombreux services sont proposés à la population
: école (3 classes), cantine, garderie péri-scolaire
et mercredis récréatifs, poste, épicerie,
architecte, salon de coiffure, dentiste, kinésithérapeute,
médecin, pharmacie.
La
mairie met à disposition des associations locales
une maison des associations afin de les aider à
se réunir, à développer leurs activités.
Le
village de Domèvre en Haye apparaît dans
des écrits datant du Xe siècle, sous le
nom de Domni-Apri (Dominus : maître ; Apri : Epvre
en latin, 6e évêque de Toul).

Situé
aux abords de la plaine de la Woëvre (au sud ouest
du village actuel), Domèvre abritait alors une
abbaye dont les vestiges ont été retrouvés
lors de la construction de la gare. L’église
romane construite sur la côte vers le Xe siècle,
desservait plusieurs villages.
En
1404, Perrin de Manonville reprend du Duc de Bar le
village de Domepvre, puis Henri de Beauvau en devient
le seigneur en 1613. Pendant la guerre de Trente Ans
(1618-1648) le village a été ravagé
; il ne restait probablement qu’une dizaine d’habitants.
Le
village se reconstruit autour de l’église et
vers 1700, est régi par deux seigneurs (M. Barrois
et Mme la comtesse de Viange) ; chacun nommait un maire
et les habitants pouvaient choisir celui à qui
ils voulaient s’adresser.
En
1737, l’église dédiée à
Saint Léger, est érigée, ne conservant
de l’édifice précédent que la tour
carrée de style roman supportant le clocher.

A
la révolution, Domèvre devint chef-lieu
de canton en raison de sa position centrale au regard
des 21 communes formant l’entité administrative.
Le
bâtiment de la mairie-école fut construit
en 1822 pour servir de prétoire à la justice
de paix du canton et la mairie y fut installée
en 1873.
Le
bureau de poste apparut à proximité en
1881, et le cimetière actuel fut édifié
en 1891, en remplacement de celui situé à
côté de l’église.
En
avril 1886, deux cultivateurs, labourant leur champ
à l’ouest du village, ont mis à découvert
une sépulture isolée. Le squelette n’a
pu être étudié mais les bijoux de
bronze qu’il portait sont exposés au Musée
Lorrain de Nancy.
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